mercredi, 28 juin 2017

La déglutition

Nous déglutissons et avalons notre la salive près de 2000 fois par jour. Lors de la déglutition la langue exerce des forces importantes sur les structures osseuses qui l’entourent pendant une fraction de seconde.

Si la langue se place mal lors de la déglutition, la répétition des forces mal exercées suffisent à déplacer les dents ou encore à déformer les os qui les portent. Il existe une déglutition différente selon que la cavité buccale comporte ou non des dents. Le bébé ne déglutit pas de la même manière que le jeune enfant ou l’adulte.

Déglutition infantile

deglutition infantile

Pour s’alimenter, le bébé enclenche un processus de succion. Il serre le téton ou la tétine avec les lèvres et le presse avec la langue contre les gencives et le palais. Enfin, il aspire le lait ou l'aliment liquide. Il y a alors contraction de la langue, des joues, des lèvres et du menton. Ce fonctionnement est appelé « déglutition infantile ». Il est à noter que le fœtus s’entraine déjà à téter dans le ventre de sa mère. La déglutition est parfaitement naturelle, mais elle ne doit pas se prolongée, au risque de conséquences multiples.

La déglutition infantile est maintenue par l'utilisation régulière et prolongée de tétines, de biberons, du pouce et de tout autre objet à sucer. Elle est encouragée par des aliments principalement mous qui ne nécessitent que peu ou pas de mastication (purées, pâtes, pains moelleux, viande hachée, etc.) ; sans oublier les boissons avec une paille. Ces comportements et cette alimentation n’incitent pas l'enfant à évoluer vers une déglutition mature, que ce soit pendant ou en dehors des repas. 

En grandissant, ce type de déglutition peut s'installer, créant une dysfonction linguale avec pour conséquences des troubles variés sur la dentition, la respiration, la posture et le développement du visage.

CMEntre 50% et 75% de la population (enfant et adulte) conserve une « déglutition infantile » basée sur la succion. C’est une des « dysfonctions linguales » des plus répandues.
Dr. Mauclaire

Déglutition mature

La déglutition mature est l’évolution naturelle de la déglutition infantile. Dès que l'enfant est nourrit avec une alimentation solide, il cesse d'aspirer les aliments pour se mettre à les mastiquer. La langue se place sur le pourtour du palais, au niveau des molaires supérieures, la pointe au-dessus des incisives. Elle est plate et souple en son milieu pour recueillir le bol alimentaire ou la salive. Au moment de la déglutition, la bouche est fermée, les dents sont serrées, les lèvres sont souples.

Deglu matLa déglutition mature

 

CMDans la déglutition mature les aliments sont broyés et avec la salive ramenés par la langue en son milieu. Ils sont ensuite évacués par la langue vers le pharynx puis l’œsophage pour être digérés. C’est un réflexe inconscient et spontané.
Dr. Mauclaire

Déglutition Atypique

deglutition atypique

La déglutition atypique est un vestige de la déglutition infantile. L'enfant a ses dents mais il ne mastique pas, il avale la nourriture sans la broyer : il déglutit toujours par succion. L'enfant rencontre des difficultés à manger des aliments durs, voire les refuse, et préfère les aliments mous. La langue n'adopte pas un fonctionnement correct. Elle s'interpose entre les dents inférieures et supérieures, les empêchant d'être serrées comme elles devraient l’être. Quand le réflexe de déglutition infantile persiste au delà de 7 ans, on parle de déglutition « atypique » ou dysfonctionnelle. La déglutition atypique est une dysfonction linguale. Elle se repère par la contraction des muscles du menton et des lèvres lors de la déglutition, comme le bébé qui tète.

La déglutition atypique se caractérise par le réflexe d'étalement horizontal de la langue entre les deux arcades dentaires, des dents cliniquement « trop petites », des « encombrements » dentaires (manque de place, bruxisme), des mâchoires « trop petites », un palais étroit et profond, des fosses nasales étroites (stagnation des sécrétions, proliférations bactériennes), des sinus peu développés (ventilation pauvre, sinusites) et une hypoacousie (trompe d'Eustache peu perméable). Toutes ces caractéristiques forcent la personne à respirer par la bouche (respiration buccale). Les irritations des voies respiratoires sont fréquentes et diverses, telles amygdalite (grosses amygdales, angine, odynophagie), « refroidissements » (rhume, rhinite, pharyngite, trachéite, bronchite), allergie ou rhume des foins, sinusite, aigüe ou chronique.

D'autres signes peuvent se greffer sur ce terrain déjà favorable aux agressions du milieu extérieur : acouphènes, otites, ronflements, apnées obstructives du sommeil, mort subite, etc. Les conséquences d'une déglutition atypique sont pathogéniques, car elle s'oppose aux évolutions adéquates des organes anatomiques ou des fonctions neuromusculaires, alors que toutes sont indispensables au bien-être permanent de l'individu adulte. 

Deglu atLa déglutition atypique

 

CMLes dysfonctions linguales entrainent des malocclusions et de forme du palais, des problèmes de phonation, et des des troubles de la respiration.
Dr. Mauclaire

  

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